Exil #763
Exil #763

Dessin / Encre sur carton blanc / 120x80 cm / 2019

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EXIL #003
EXIL #003

Dessin / Encre, laine sur carton blanc brillant / 120 x 80 cm - 2019

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Exil #59
Exil #59

Dessin / Encre, encre acrylique, sur carton blanc brillant/ 80 X 120 cm / 2016

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Exil #763
Exil #763

Dessin / Encre sur carton blanc / 120x80 cm / 2019

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Dans cette  série, l’artiste utilise des encres uniquement.  Pour cela, deux techniques différentes sont mises en jeu : de grands traits épais, sombres ou éclatants, recouvrant une grande partie de la surface, face à des dessins d'une grande finesse rassemblant une multitude fuyante, On y voit aussi une réelle mise en perspective du commandement, du pouvoir totalitaire provoquant une lutte sans merci. Le dessin et la peinture sont l’expression d’une représentation de notre monde visible, faite de multiples métamorphoses. A ce titre, ces dessins subissent la même règle. Partant de l’expérience et du propos de ces "Exils", Lahcen Khedim cherche toujours à étirer une forme, un mouvement, travailler la matière de multiples façons jusqu’à voir changer le résultat. En cherchant l’extinction des formes, l’empreinte du sujet,  il crée une évocation de la réalité. L’abstraction s’impose toute seule comme un filtre sur une image trop connue. Aussi, partant de cette définition de filtre, il pose ou il tisse des matières sur le sujet. Elle provoque sur l’image une distance, un flou, un peu comme notre façon de voir ou d’appréhender l’information.  

This time the artist uses only inks. He  resorts to two different techniques: long, wide strokes in bright or subdued colours, covering the major part of the surface, and very delicate drawings evoking fleeing crowds. Khedim undoubtedly also addresses the question of totalitarian power entailing merciless struggle. Drawing and painting express the representation of our visible world shaped by multiple metamorphoses. This same rule applies to and guides my drawings. Drawing upon the experience and the message contained in «Exil», Lahcen Khedim still seeks to elongate a shape, a movement, to manipulate the matter in multiple ways until he can see the final result change. By seeking the disappearance of shapes, the imprint of the subject, he evokes reality. Abstraction imposes naturally as a filter over a too familiar image. It creates a distance, a blurriness, a little bit like our way of seeing and apprehending information.